Je sais je n'écris plus ici, j'en ai souvent envie, puis je renonce, parce que ... plein de choses difficiles à expliquer et puis si je voulais expliquer j'écrirais.

Je vis... un peu, je travaille beaucoup, je deviens énormément, j'avance, j'ai peur du temps qui passe trop vite, je le remplis, je lui cours après.

Je suis bien trop souvent seule pour tout cela, mes amis sont loin ou trop occupés, entre ici et ailleurs, mais pas avec moi, sauf en pensée et à portée si

il y avait une urgence absolue.

Et puis j'écoute le silence, votre silence, pourtant vous continuez à faire toujours autant de bruit en moi, je pense à vous, je m'inquiète de vous, j'aimerai...

Je regarde un tableau je pense à vous, j'écoute une chanson je pense à vous, je vais au théâtre je pense à vous, je marche dans Paris et vous êtes là...

Je regarde cette sculpture et me reviennent les slows3 que nous dansions inlassablement enlacés.

Je deviens, ma route s'éclaire, je me lance (il était temps), mais il y aura toujours en moi, un peu de vous, malgré moi mais surtout malgré vous.

2468325256_923091ba2a_b

la-valse-camille-claudel

Valse_Camille_Claudel-630x0

web3---La-Valse_-Camille-Claudel_-mus_e-Rodin_-Paris-ADAGP_-vers-1893_cr_dits-photo-Christian-Baraja_large

 

L'écrivain Jules Renard disait que cette sculpture était "une valse où le couple semble vouloir se coucher et finir la danse par l'amour". Les personnages sont nus et enlacés, dans une posture d'abandon pleine de sensualité. Un érotisme subtil mais tellement flagrant que Camille Claudel fut sommée de voiler la nudité de ses personnages. Elle s'exécuta, ajoutant un drapé tout en légéreté qui donna à son travail beaucoup de grâce et de souplesse. La bienséance était sauve, et "La Valse", modifiée en 1901, et éditée à 25 exemplaires, est considérée aujourd'hui comme une oeuvre maitresse de l'artiste.

 

Enregistrer