Tu étais encore pleine d'espoirs lorsque tu es arrivée, et puis il y a eu l'horreur, nous sommes devenus Charlie, et moi j'ai cru commencer une nouvelle vie, j'ai réalisé mon rêve, celui que je faisais chaque jour depuis des années. Il fut de courte durée et tu fus de plus en plus triste, de moins en moins porteuse d'espoirs. Bien sûr, tu m'as permise de réaliser professionnellement de supers projets, je crois que je suis arrivée au summum de mon métier et de la satisfaction qu'il peut me procurer.

J'ai tellement pleuré, mon coeur a tellement saigné, mais tu cachais encore le pire, après ce 7 janvier, il y eu le 13 novembre, la blessure n'en est pas refermée, nous sommes en lutte, en résistance, des tas de nouveaux combats sont à mener, j'espère ne me souvenir de toi que pour ce 10  et 11 janvier qui m'ont rendue heureuse, ce premier mars particulier.

Bien sûr je garderai de toi d'immenses émotions artistiques, de belles rencontres.

Mais je ne suis pas triste que tu te termines.

De 2016, je ne veux rien attendre, rien espérer, je veux lutter, je veux résister, je veux me battre mais ne plus croire.

Entre ici et là-bas je me suis perdue, je ne garde que l' arbre et une grosse place dans mon coeur.

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