J'ai froid


Un brouillard à couper au couteau
Tant de jours à tirer sans boulot
Un long week-end comme un désert
Pas une image dans mon tuner
Chacun tire la couverture à soi
J'ai froid
Mes draps sentent la mauvaise sueur
J'ai un pic qui me laboure le coeur
Parfois l'ennui me sort du lit
C'est collant comme une boule de gui
Chacun tire la couverture à soi
J'ai froid
Derrière la scène de ma vie bidon
Je suis musicien sans bandonéon
Prendre le virage ou rester là
Mes mains se glacent sur le grand mur froid
Chacun tire la couverture à soi
J'ai froid
Les mots s'échafaudent et restent transis
La sirène hurle et perce mes cris
La mort approche à pas de géant
Mes jours se décrochent tombent en avant

Dodie m'a appelé pour me prévenir qu'elle partait en Bretagne qu'elle allait là-bas et voulait s'assurer que j'allais bien avant de partir, et cela m'a réchauffé le cœur,
Maeni est partie hier du monde virtuel en me disant à bientôt ailleurs et cela m'a glacé le cœur,
Jacques m'a raconté un épisode de sa journée qu'il voulait partager avec moi et cela m'a réchauffé le cœur,
ma boîte est vide du mail de Jules que j'attendais ce soir et cela m'a refroidi le cœur,
Jack et Lou m'entourent tous les soirs de leur tendresse et cela me réchauffe le coeur.

J'ai peur qu'avec tous ces courants, ces chaud et froid, je tombe malade.
Mais l'amitié joue tour à tour son rôle de sentiments gais, tristes, tendres, difficiles et tant qu'elle est là, je serai debout.
Je vous laisse un des poèmes de Dodie en cadeau, juste pour vous dire de ne pas tirer la couverture à vous , partagez la, c'est la meilleure façon de vivre...