Chaque étape de ma vie me rattache à mon adolescence, à mes élans de cette époque, à mes rêves, à mes amours de ce temps.

Arrivée à l'approche de la retraite, je revois mes rêves d'alors, plus que l'enfant que j'ai été c'est l'adolescente qui reste mon moteur.

Alors pour mon adulescence (un peu tardive) je revois mes rêves de vie en communauté, mes envies de troupe, d'équipe.

J'ai adoré vivre seule, décorer mes maisons, faire le jardin à mon envie. J'ai adoré pourtant partager ces moments de vie commune avec des amis, des amours et mes filles

 

J'aurai aimé dans le travail continuer cet esprit de troupe, d'équipe, de sens commun qui n'existe plus, qui est même mal vu.

J'aimerai retrouver tout cela pour la dernière partie de ma vie. Un lieu de vie partagé, avec logement individuel pour quand je veux faire ma sauvage, qui permet de vivre ses amours, de recevoir, mais un projet commun où chacun donne de son temps, de son savoir, où l'on apprend des autres et avec les autres, où un projet commun nous relie sans nous envahir.

J'en rêvais déjà adolescente, je me voyais dans l'Hérault dans un domaine avec un bâtiment central de projets artistiques et des petites maisons dispersées, des bungalows pour les habitants permanents et d'autres pour les artistes. Je rêvais de cuisine commune, de longs repas sous les étoiles, de jardins partagés et de forêt un peu sauvage pour se réfugier dans les arbres qui étaient à l'époque nos endroits préférés pour discuter et de spectacles, de montage, de créations , d'inventions

Etrange cette adolescente qui me rejoint à chaque passage important, étrange comme elle est celle dont j'ai besoin, envie.

Alors ce projet, j'en fais quoi? Je m'y mets?

citation-andre-malraux-044027

vincentvangogh1