Les mots de Frédérique Deghelt me touchent, m'interrogent

"...tu as osé me demander de l'amour à moi qui suis un être en guerre. Tu vas payer. Tu seras laide, sans intelligence, tu seras comme je crois que je suis. Un homme de peu d'importance qui gonfle la voix pour se persuader qu'il en a. Tu mourras de m'avoir aimé, de m'avoir cru brillant. Tu vas crever, ma belle, parce que je ne sais pas aimer sans détruire. Tu vas crever parce que tu m'aimes et que je me déteste....

 

Tu ne cesses jamais de chercher la faille et le point faible, et je ne suis pas en état de me cacher. Je me suis dévoilée en toute confiance. La nudité de mon âme, mon amour candide, mon indulgence pour tout ce qui tâtonne et cherche en l'autre, tout en moi est un appel pour un prédateur de ton espèce. Pour saper l'amour que je te porte, je te sais maintenant prêt à utiliser ce que tu crois être des faiblesses, et qui ne sont que des dons. Ce que je ressens pour toi jusqu'au fond de mes entrailles me broie le coeur. Ta peur de mon amour va-t-elle nous faire mourir?..."

bruno nacif art

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