" Ton absence est mon tourment.

Je me remue, j'évolue, je mue sur cette distance tissée d'éloignement.

Je brode des messages d'espoir sur une trame, d'incertitudes et de doutes, au toucher rugueux.

Pour cette broderie, j'ai besoin d'émotions... ce sont mes fils de « soi ».

Leurs couleurs sont chatoyantes et réchauffent ainsi ma solitude.
Je n'ai égaré aucun mot cueilli sur tes lèvres.

Ils sont le cœur de ceux qui leur faisaient écho.

Ils vivent pour le meilleur et refusent le pire.

Je ne suis en rien souillée par ton passage dans ma vie.

Je suis plus belle, plus forte et plus intelligente.

Mon orgueil et ma fierté n'obscurcissent pas les souvenirs d'avec toi.

Ma peau transpire tes baisers, mon regard reste émerveillé, ma bouche te nomme et mes mains...
Je me souviens, pour inventer l'avenir.

Mon imaginaire brise les temps morts.

De tous ces blancs entre toi et moi posés sur cette dernière année, je n'en fais pas des idées noires...
Notre rencontre n'était pas le carambolage de nos hasards, mais celui de nos évidences.
Un soleil transperce mes paupières et dessine un amour endormi..."

 

Non ce ne sont pas mes mots mais ils me semblent tellement miens, ce sont ceux de Fidji Broustet, et j'aime ce qu'elle écrit et nos resonnantes émotions face à l'absent.

Elle a illustré cet extrait par cette image très parlante aussi

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