Je suis au soleil dans mon jardin, j'en profite encore un peu, l'ordinateur à côté de moi, j'écris sur mon cahier quand retentit une petite alarme qui dit vous avez un nouveau message, ah Lilian a écrit un nouveau texte sur son blog et me voici émue, touchée, les larmes aux yeux.

Je sais c'est habituel avec Lilian, mais je ne sais pas si je dois lui dire merci ou chut!!!

 

Move on

Quoi qu’il arrive, avance.

Les pieds dans la boue, le vent dans la gueule, les genoux qui saignent, avance. Ne te laisse pas détourner, ni par la haine, l’aigreur, la vengeance, les coups du sort. Même plié, avance.

Je me suis retourné bien des fois pour dire « ça va, t’en fais pas, ça ira ». Et les mains tendues n’ont été que des ancres jetées à la mer pour ne plus bouger. Pour couler avec.

Alors, dans la faiblesse, dans la maladie, dans la rupture, dans les « ça tangue », avance. Ne te retourne pas. Mais je n’oublie rien. Jje suis la somme de tous ceux, de toutes celles qui m’ont traversé. Je suis l’addition des amours qu’on m’a donné, des caresses qu’on m’a laissé, des mots que l’on m’a confié.

Je n’oublie rien.

Je suis ces hommes qui m’ont détesté, leurs poings qui m’ont frappé. Je suis ces hommes qui m’ont protégé, qui m’ont façonné. Je suis leur fidélité, leur amitié, leur épaule les nuits arrosées ou esseulées.Je suis leur force qui a contenu mes colères.

Je suis ces femmes que je n’ai su aimées et à qui je n’ai laissé que cicatrices ou douleurs. Je suis ces femmes qui m’ont pardonné, qui m’ont ciselé. Je suis ces femmes qui ont cru en moi à s’en oublier. Je suis celle qui regrette, celle qui pleure, celle qui rit, celle qui est restée dans l’ombre,  celle qui a effacé, celle qui me tient la main.

Plus que jamais, ce que je suis, c’est ce que vous avez fait de moi.

Alors, avance, me suis-je susurré, avance en ton nom, puisqu’il est multiple.

http://lilianlloyd.wordpress.com/