mercredi 11 novembre 2009
Tiens il pleut
Mince je pleure, un sourire aux lèvres devant mon écran, les larmes coulent toutes seules, je ne leur avais rien demandé elles sont en train de ruiner mon maquillage mais je souris tendrement, parce que la magie des rencontres, parce que l'émotion. Parce que je ne contrôle pas la météo de mon coeur, et mon coeur quand il est ému, il pleure comme quand il est triste, mais la pluie n'est pas la même, c'est comme ces pluies d'été que l'on accueille avec le sourire en restant dessous en riant et qui donne des teintes et des odeurs nouvelles à la terre.
Ce qui m'a fait pleurer? une photo, une histoire autour, des gens qui se rencontrent, un ami que j'aime, la vie.
je ne connais pas l'auteur de cette image mais elle illustrait un article sur les recontres IRL qui enrichissent les échanges virtuels, un joli clin d'oeil
chronique du jardinier
J'ai des peurs irraisonnées, d'autres fondées sans aucun doute, de petites peurs, des frayeurs, des phobies des hésitations.
J'ai longtemps fait porter la charge de les vaincre à d'autres, en leur demandant d'accomplir pour moi les taches que rebutaient mes phobies.
Depuis que je suis seule, je me dois de les vaincre ou de renoncer, et parfois même pour de très petites choses renoncer est au-dessus de mes forces.
Un exemple:
Tout le monde le sait dès qu'une bête à 8 pattes est dans mon champ de vision je tétanise, même en photo, mais nous cohabitons un peu surtout dans le jardin, depuis cet été une ravissante épeire (brrr rien que le mot me fait frissonner) a élu domicile dans mon gypsophile, j'ai mis trois ans à l'obtenir ce gypsophile, c'est une fleur que j'adore et qui me donne ses magnifiques petits bouquets blancs, sauf que depuis cet été à cause de sa locataire je n'ai pas coupé une seule branche, là c'est l'hiver bientôt et je le vois s'essouffler, demander de l'aide ou simplement faire la tronche de donner d'aussi belles fleurs qui ont fané sur branche.
Alors je me suis dit, soit tu as peur et tu te laisses submerger et ton gypsophile dépérit soit tu prends ton courage à deux mains (en fait plutôt le sécateur) et tu fonces.
Et bien j'ai les dernières fleurs dans un joli vase, l'épeire ne s'est pas montré, et au pire elle m'aurait sans doute fait un petit bras d'honneur que je n'aurai même pas vu (oui j'ai la vue qui baisse avec l'âge).
Je sais c'est idiot mais ça fait du bien, surpasser de petites choses comme celle là m'encourage pour d'autres plus importantes, et puis je remonte dans mon estime.
Le lierre?? oui je sais mais déjà il abrite une colonie de bêtes, et en plus même s'il fait la tronche , je n'ai aucune affinité avec lui, alors je le couperai dimanche, s'il ne pleut pas.
Petit clin d'oeil à Pahaliah
J'ai reçu au bureau la présentation d'une lecture de textes, et pour nous mettre en appétit, la compagnie Erinna nous propose un extrait d'un texte tiré de "Les grandes inventions de la préhistoire " de Roland Nadaus
L'invention du passé
L'invention du Passé, commence avec notre amour:
exister n'existe qu'au présent de toi.
Avant toi est sans Histoire: dans le Pré-Cambien de l'Enfance
dans le Paléolithique du Baiser je n'étais qu'un fossile vivant
On nomme cela "Préhistoire" moi je le nomme
"Préhistoire de toi" quand tu parus le Passé prit soudain
sens il partait de toi et menait à nous
