Je me souviens d'une conversation avec Laeti et Cécile où l'on parlait du regard des autres qui aidait les femmes à accepter leur corps, de leur donner une autre manière de se voir.

Ce regard de l'autre n'est pas pour mon corps, ce corps que je n'aime pas.

Moi lorsque tout va bien dans ma tête, lorsque je suis en confiance je l'oublie.

Moi je m'attache à ce que les autres pensent, disent, je guette leurs moindres signes pour moi, contre moi, pour d'autres qui ne sont pas moi.

Ce manque de confiance en moi qui me ronge, ce besoin d'attention, cette demande d'espace pour moi chez les autres, de place dans leur vie.

Eux emplissent la mienne, je leur donne la part belle, je n'hésite pas à me mouiller pour eux et eux.....

C'est ça qu'il faut que je corrige.

Hier soir à la soirée France O, j'étais à ma place, considérée, demandée pour mes compétences professionnelles mais aussi pour ma sensibilité artistique, pour mon repérage d'artistes, pour mes qualités humaines à ne pas juger, à aimer la différence, à être ouverte.

Et je pleure parce qu'un "ami" ne me donne aucun signe de vie, parce qu'un autre ne m'ouvre pas la porte, parce que...

Allez il me faut le coeur haut, la tête haute apprendre à m'affirmer, à regarder autrement, apprendre à exploiter ce qui me fait du bien, apprendre à aimer "POUR LA BEAUTE DU GESTE".

Et tant pis si mon coeur saigne d'abandonner ceux que j'aime pour ne plus m'abîmer de tous ces petits détails qui me tuent, pour me sauver de leurs maladresses et leur inattention