J'écris parfois, pour m'évader pour me libérer, j'ai fait quelques poèmes, quelques proses, hier j'ai commencé à écrire une histoire, sans but précis, sans savoir si elle aura une suite ou pas, si elle aboutira ou non à une nouvelle. J'aime l'écriture et plusieurs personnes m'ont souvent conseillé d'écrire.

Le résultat n'est pas concluant, je prends un grand plaisir à le faire mais quand je fais lire mes textes, les réactions ne sont pas probantes, alors je range, et c'est normal, peutêtre qu'il faut juste écrire pour soi ou pour le plaisir de le faire. Aujourd'hui pourtant j'ai décidé de me jeter à l'eau et de vous livrer le début de l'histoire, et je vous demande de me donner vos impressions bonnes ou mauvaises, si l'idée est de dire, garde ça pour toi, ça n'intéresse personne, vous pouvez, je n'ai pas de rancoeur ou d'envie de publication, juste savoir ce que vous en pensez, si vous n'osez pas le dire ici, la plupart d'entre vous connaissent mon mail et si non demandez le moi ici je vous le donnerai.

Si vous avez envie en lisant de connaître la suite, ne m'en veuillez pas elle n'existe pas, je ne sais pas ce que ces deux là vont faire au salon de thé, je sais qui ils sont, mais c'est tout...

Elle et lui c'est une longue histoire, un long chemin semé d'embuches, de pièges. Elle trente ans, lui cinquante et un an, deux amis, deux amants, un couple? D'abord et avant tout un homme, une femme, deux vies .....

Il fait beau, un de ses après-midi de printemps où le soleil réchauffe le cœur mais pas encore les corps.

Elle a choisi exprès deux stations de métro de décalage avec l’adresse de rendez vous pour savourer la promenade qu’elle fera à son bras pour le conduire au salon de thé.

Elle a mis 3 jours à le dénicher ce salon, moderne mais pas trop, chic mais pas trop, intime mais ouvert. Elle a longtemps étudié les cartes pour y dénicher ses gâteaux préférés, elle a détaillé tous les chocolats qu'il pourra déguster.

Café et thé à volonté, elle espère rester longtemps, même si elle sait que cela sera trop court, c’est toujours trop court.

Elle adore qu’il la laisse choisir, qu’elle décide le jour, l’heure et le lieu, qu’il s’en remette à elle, qu’il lui fasse confiance. Ca la rend importante, ça la met sur la pointe des pieds, ça la grandit.

Dans le métro elle regarde encore une fois le plan qu’elle connaît maintenant par cœur, il faut qu’elle soit à la hauteur.

Elle arrive à la station, elle monte l’escalier et elle le voit, il est là, de dos, elle reconnaît ses cheveux en bataille, sa carrure, le léger embonpoint des hommes de son âge.

Elle savoure ce petit spasme qui traverse son ventre, le mouvement de son cœur qui s’accélère

Elle déguste ce moment qui n’appartient qu’à elle, où elle le garde pour elle tout entier sans le regard des autres, sans rien que ses propores sensations. Mais aussi et surtout sans son regard à lui, sans les barrières, sans la bonne conduite à tenir, juste elle et lui dans les battements de son cœur, dans sa respiration plus rapide, dans ses tempes qui battent, dans ses yeux qui se nourissent, dans ses rêves qu’elle ne dit plus.

Cela dure deux secondes , allez trois, mais elle y retrace toutes ses envies, ses sentiments, ses désirs.

Il se retourne les yeux bleus pales s’allument, un sourire éclaire son visage, ses canines pointues apparaissent, ça y est il a repris les droits sur leur histoire et elle se replie prête à être ce qu’il voudra d’elle.

Elle sait qu’il va à présent tout contrôler, et qu’elle va se soumettre, même si elle va résister, provoquer.

Il sourit, elle se sent belle.

Aujourd’hui elle s’est habillée en fille pour lui, elle a laissé son vieux jean troué et ses t-shirts de groupes de musique pour un petit tailleur de dame agrémentée de quelques badges humoristiques.

Il va aimer la promenade à son bras, il va grogner aux regards entendus des vieilles dames qui se demanderont si elle est sa fille ou si........

" Il pourrait être ton père ! ! ! ! " Combien de fois l’a t-elle entendu cette phrase.

Un père elle en a déjà un , certes absent dans ses réactions , mais elle n’en veut pas un autre.