vendredi 29 février 2008
La crise d'adu
J’ai reçu un courrier qui m’informait de la création prochaine en Avignon d’une spectacle de Sophie Mounicot seule en scène
(Sophie Mounicot c’est Clara
dans la série « H »)
Voici la première note reçu
sur ce spectacle ou à quelques détails près je me reconnais trop bien
Moi Sophie :
42 ans (depuis... peu
importe !)
49 kg (depuis 147
jours !)
1m62 (depuis... 44
ans !)
fausse blonde
Mère d’une « yargh !}
shit » ! ! ! adolescente de 17 ans
Et ex femme
De Oh shitM Je-ne-sais-plus-qui :
JE FUGUE !
J’ai vidé le livret jeune de
ma fille
Je pars faire mon bilan de
femme !
J’arrête tout !
Sans patch, sans subvention,
sans aide de l’état
Après tout moi aussi,
j’ai le droit de faire ma
crise d’adu !
pas d'enfance?
J’ai très peu de souvenirs d’enfance, quelques flashs, quelques sensations à peine. Je n’ai jamais été petite moi ?
Les gros mots
En répondant au mail d'un ami, le sourire aux lèvres, je me suis dit dans ma tête
"Putain qu'est-ce que je l'aime celui là!!!"
et aussitôt je me suis demandée pourquoi je parlais comme ça alors que pas plus tard qu'avant-hier, je disais à mes deux filles d'arrêter de dire Putain à chaque phrase.
Je ne dis que peu de gros mots mais parfois dans une émotion je trouve qu'ils expriment bien ce que l'on pense, souvent mieux que de belles phrases bien faites.
Non ce n'est pas moi qui dit ça... je dois être malade.
jeudi 28 février 2008
Sans toi
Dans les accords où je me bats
Dans les portées où je m'envole
Dans les rimes où je combats
Dans les refrains et les paroles
Je te cherche encore et encore
Dans les avions où je décolle
Dans les bateaux où je me noies
Dans les campagnes où je m'étiole
Dans les villes où je me débats
Je combats le besoin de toi
Et je me perds en vaines musiques
Et je me fuis en longs voyages
Et je m'ennuie dans ces images
Et je survis devant ces pages
Où tu me manques, où tu me hantes
Je cours les rues et les chemins
Les romans et les poèmes
Les chansons et les refrains
Les rêves et les chimères
Mais sans toi rien n'est pareil
mercredi 27 février 2008
Qui est Fanou ? par Rory
Photo de Lily
Fanou pour moi c’est tout simplement ma maman avec tout ce que ça représente.
C’est ma maman qui s’est toujours si bien occupée de moi, qui m’a toujours soutenue dans absolument tous mes projets.
Et mes projets, ils changent souvent, ils sont divers et variés (de l’envie d’être actrice quand j’étais plus jeune, puis d’être musicienne, puis finalement d’être comme elle derrière la scène, ou mon végétarisme, ma vie avec mon homme et j’en passe) mais peu importe, elle est derrière et elle me pousse à ne jamais abandonner, moi fainéante que je suis.
Elle n’a jamais eu besoin d’élever la voix pour qu’on la respecte, je n’ai aucun souvenir de l’avoir vu crier après Angie ou moi même si ça a du arriver.
Elle n’avait pas besoin de ça, juste son amour, sa patience et sa compréhension suffisaient.
Ma maman c’est aussi celle qui m’a transmis ma passion pour l’art.
Le cinéma, le théâtre, la musique, tout ça c’est grâce à elle.
C’est parce que depuis petite, elle m’a permis de traîner dans les coulisses de tous les spectacles, c’est parce que la vie a toujours été bercée de musique.
C’est pour ça qu’arrivée au collège j’écoutais Daniel Balavoine alors que toutes mes copines écoutaient des boys band.
C’est parce que depuis que je suis dans son ventre j’entend Julien Clerc que je suis sensible à de beaux textes.
Et tout ça c’est une immense partie de moi, c’est même la plus grande parce que l’art remplit ma vie.
Il y a plein de choses encore à dire sur ma maman, tellement de souvenirs… mais tout ça n’appartient qu’à elle et moi.
Pour résumé ma maman est une très grande partie de ce qui fait qui je suis aujourd’hui.
Je suis fière d’elle et j’espère la rendre fière aussi.
Tentation
Je t’esquisse et t’évite
Je te frôle et m’esquive
Je t’effleure et te feinte
Je me glisse et m’éloigne
Petit jeu, dangereux
Mais si peu
Que je prends le risque
De nous brûler
A petits feux
Je te tente et m’enfuis
Je t’érafle et m’échappe
Je t’explore et me perds
Je te caresse et me disperse
Petit jeu dangereux
Mais tant mieux
Je prends le pari
De miser
Sur nous deux
Je te biaise et me sauve
Je t’appelle et m’évapore
Je m’insinue et te déserte
Je te cherche et me retire
Petit jeu mystérieux
La conquête passe avant la quête
Je te quête mais en fait
Passe ton tour
Je le veux
A cris et a corps
Angel Sanctuary de Kaori Yuri
Je t’implore à cris et à corps
Notre corps à corps
Dans ce décor
Où je t’accorde
Sans désaccord
Mon corps
Je te demande à cris et à sang
Un long moment
Dans mon élan
Où je te prends
Sans tourment
Pour amant
Je te réclame à corps et à cris
Un temps de répit
Dans mes nuits
Où j’assouvis
Avec appétit
Tes envies
Juste une trêve
Confondre ma bouche
Avec la tienne
Reprendre mon souffle
A tes lèvres
Je te supplie à cris et à corps
De me garder encore
En ton corps
Où je m’endors
Sans effort
A tord
Je te prie à sang et à feu
De taire nos jeux
Dans tes aveux
Quand je te veux
Sans enjeu
Dangereux
De vivre à l’infini
Dans notre nid
Comme tu le dis
Sans ennui
Nos douces nuits
noirceur
Angel Sanctuary de Kaori Yuri
Si tu restes à mes côtés
Tu ne me connaîtras jamais
Rien ne te laissera présager
De tous mes démons intérieurs
Il faudra oser te plonger
Dedans mes yeux en profondeur
Ne te laisse pas
impressionner
Le noir ne doit pas te faire
peur
Je serai là pour te guider
Dans les méandres de mon cœur
Si tu veux juste
m’accompagner
Tu ne me connaîtras jamais
Rien ne te laissera présager
De ma violence, de ma
noirceur
Il faudra oser pénétrer
Dedans mon corps à
l’intérieur
Ne te laisse pas décourager
Le noir ne doit pas te faire
peur
Je serai là pour t’initier
A la passion, à la ferveur
Oublies ton calme et ta
candeur
Julien
A l'adolescence j'avais une passion dévorante, et dans cette passion un maitre absolu,
la passion la musique
et le maître Julien Clerc
non je n'ai pas honte, j'ai entendu cette voix magique en 1968, et je l'ai adoré, quand je l'ai découvert un an plus tard, j'ai aussi craqué pour son physique et tout ce qu'il véhiculait, son romantisme.
J'étais une vraie fan ,très sage mais là, pour lui j'ai fait des tas de choses, mais il m'a fait grandir émotionnellement.
Et même si j'ai moins aimé ce qu'il faisait petit à petit , il a fait partie de ma vie pendant plus de 30 ans. Mes années ont souvent été ponctuées par nos recontres. La dernière date du 5 octobre où il est venu chanter dans ma salle. Sur mon livre d'or, un simple mot: Fidèlement Julien.
La même signature qu'il y a 35 ans, mon premier Olympia, notre première rencontre, moi une enfant lui un jeune homme, on avait ri ensemble, discuté deux minjutes, j'ai gardé ce souvenir longtemps comme une grande émotion.
Le personnage d'origine de Julien Clerc travaillé par un trio de choc, Etienne Roda-Gil et ses envolées lyriques, Maurice Vallet et sa mélancolie et Paul-Alain Lerclerc ses mélodies, sa voix, son charme.
J'ai peu approché l'homme parce que cela aurait démystifié l'artiste et il faut toujours maintenir une distance entre ses rêves et la réalité mais nos rencontres ont toujours été chaleureuses.
Il fait partie de ma construction et de ce que je suis même si mes goûts musicaux toujours éclectiques se sont éloignés de lui, j'ai tous ses disques, je les achète à leur sortie, je râle souvent mais je reste fidèle...
samedi 23 février 2008
Le silence est parfois obligatoire
Une autre chanson qui me correspond dit-on chanté par un artiste qui a énormément compté dans ma vie et dont il faudra que je vous parle un jour.
Julien Clerc - Si J'etais Elle
envoyé par val6210





