Je ne peux parler de mes rencontres sans parler de celle-ci même si ce n'est pas encore réellement une rencontre puisque nous ne nous connaissons que par écrit et par téléphone. Je vous raconte:

Un jour, je découvre un texte dans le magazine "Longueur d'ondes" signé Dodie Gréau, je décide de lui écrire pour lui parler du magazine et de l'émotion qui m'a saisi en lisant son poème. et là je découvre que Dodie est une adorable grand-mère, douce, tolérante, une grande dame qui aime la vie, les gens, la musique, la poésie et tellement de choses, elle est pétillante, passionnante, elle est curieuse de tout. Depuis ma lettre, elle m'appelle de temps en temps, elle me lit ses poèmes, elle me parle de sa vie, de ses projets, de l'actualité.
Il y a une semaine elle m'a dit: "Il faut que l'on trouve le moyen de nous rencontrer avant que je ne meurre!!!"
Mais Dodie vous êtes immortelle!!!!!!!
2008 sera l'année de notre rencontre, c'est promis.

Merci Dodie d'être tout simplement ce que vous êtes, merci de votre amitié.

Je mets ci dessous le premier texte de Dodie que j'ai lu celui qui a tout déclenché

De maux en mots
 

Bien sûr je ne suis rien qu’un petit bout de misère

Et les mots que j’emploie ont été dits cent fois

J’ai déroulé ma bosse et j’ai poli mes pierres

J’ai brisé mes silences sans me tuer la voix

J’ai refusé de dire pour faire plaisir aux autres

A ceux-là qui disaient détenir le pourquoi

Mes refus d’autoroute et mes arrêts en côte

D’ailleurs, c’est sûr, ils parlaient mieux que moi
 

Assis entre deux chaises parfois mon cœur balance

Mais mon cœur d’artichaut a aimé tant de fois !

Tous mes rêves de gosses toujours en transhumance

Chantent mes frères humains, les lézards et les chats

Des frondeuses colères, mais jamais marche arrière

Même si on se sent seul, qu’on a perdu les mots

J’n’ai jamais su, c’est sûr, protéger mes arrières

Ca ne gênait personne, les bleus c’était pour moi
 

L’bon Dieu, on l’sent parfois du haut d’son pigeonnier

Il t’envoie des audaces, on dirait qu’il te pousse

Et toi, t’as beau lui dire que t’es partout fêlé

Il s’en fout, il sourdine, il t’asticote en douce

Tu lui dis à ce Maître, que bien sûr c’est un don

Qu’il t’aurait paraît-il posé sur l’épaule

Mais tu sais que ce truc t’a valu tant de gnons

Que souvent tu t’es cru prisonnier dans une geôle
 

Puis y s’taille et tu sais qu’il faut que tu te bouges

Pour verser dans la coupe, sans y mettre du vernis

Du Gevrey-Chambertain et aussi du gros rouge

Et tous ces mots d’amour qui sont de l’eau de Vie